Ce vendredi 10 avril, le vice-ministère de l’égalité des chances, de la décolonisation et de la dépatriarcalisation, la commission des droits de l’homme de la Chambre des députés, Ipas Bolivie et ChildFund ont relancé la campagne « Ni esposas, ni concubinas. Les filles sont des filles », une initiative lancée par Ipas Bolivie depuis 2023, qui vise à sensibiliser le public aux mariages et unions d’enfants, précoces et forcés (MUITF).
L’événement a rassemblé des autorités nationales, des représentants du corps diplomatique, des organisations de la société civile, des médias et le grand public. Parmi les autorités présentes figuraient la vice-ministre de l’égalité des chances, de la décolonisation et de la dépatriarcalisation, Jessica Echeverría ; le député et président de la Commission des droits de l’homme, Marcelo Solís ; la directrice nationale d’Ipas Bolivie, Dr. Malena Morales ; la directrice nationale de ChildFund, Ximena Loza ; et la représentante de la Plate-forme nationale pour la prévention de la grossesse chez les adolescentes, Carla Laura Pacoricona.
Photo 1. De gauche à droite : Dr. Malena Morales, directrice nationale d’Ipas Bolivie ; Marcelo Solís, président de la Commission des droits de l’homme de la Chambre des députés ; Jessica Echeverría, vice-ministre de l’égalité des chances, de la décolonisation et de la dépatriarcalisation ; et Ximena Loza, directrice nationale de ChildFund Bolivie.
Des représentants du corps diplomatique ont également participé, notamment Johanna Teague, ambassadrice de Suède en Bolivie, Maja Messmer, ambassadrice de Suisse, Laurie Rogers, conseillère à l’ambassade du Canada, ainsi que des représentants de l’ambassade d’Allemagne, Tarmo Dix, de l’ambassade de Corée, Sunha Joo, et de l’ambassade de France, Emilie Riviére.
Des agences de coopération et des organisations partenaires étaient également présentes, comme Germana Montalvo, coordinatrice de projet de la Friedrich Ebert Stiftung (FES Bolivia), entre autres institutions.
Au cours de la cérémonie de présentation, le député Solís a souligné le travail accompli par la dernière administration pour l’approbation de la loi n° 1639, qui élimine toute exception permettant l’union de personnes âgées de moins de 18 ans. En ce sens, il a souligné que « les véritables transformations exigent une prise de conscience, un engagement et une action », et a réaffirmé la nécessité pour les institutions de travailler ensemble à la protection des filles et des adolescentes.
Dans son discours, la vice-ministre Jessica Echeverría a mis en garde contre l’ampleur du problème au niveau mondial et national. « Chaque année dans le monde, 12 millions de filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Chaque année, une fille sur quatre est forcée de se marier en Amérique latine. En Bolivie, 6 000 filles ont vu leurs rêves interrompus. C’est un avertissement que nous avons en tant qu’État et nous ne pouvons pas rester indifférents », a-t-elle déclaré.
Photo 2. Malena Morales, directrice d’Ipas Bolivie, lors de la présentation du lancement de la campagne.
Pour sa part, la directrice nationale d’Ipas Bolivie, le Dr Malena Morales, a souligné l’importance de la collaboration avec les institutions et les acteurs partenaires. Dans ce contexte, elle a affirmé que ce soutien interinstitutionnel, associé au soutien de la coopération internationale, « démontre clairement que l’éradication des mariages et des unions d’enfants n’est pas seulement une responsabilité légale, mais aussi un engagement éthique et politique partagé ».
La relance de cette campagne a lieu en avril, le mois des enfants, dans le but de renforcer le message selon lequel les filles doivent grandir sans violence ni union forcée. Par cette initiative, l’objectif est de dénaturaliser les pratiques néfastes et d’alerter la société sur leurs conséquences.








