Le 29 janvier, Ipas Bolivie, en collaboration avec l’ambassade d’Allemagne, a organisé une présentation à La Paz pour les autorités nationales, les représentants du corps diplomatique et les institutions partenaires avec l’objectif de socialiser les progrès et les actions stratégiques pour la prévention et l’éradication des mariages et unions d’enfants, précoces et forcés (MUITF) dans le pays à la suite de la récente promulgation de la loi n° 1639, en septembre 2025, offrant un espace de réflexion sur les défis en attente pour sa mise en œuvre efficace.La loi n° 1639, promulguée en septembre 2025, offre un espace de réflexion sur les défis à relever pour sa mise en œuvre effective, réaffirmant que la protection des filles et des adolescentes est une responsabilité partagée entre l’État, la coopération internationale et la société civile.
L’événement a été suivi par les autorités et les représentants des missions diplomatiques, dont l’ambassadeur d’Allemagne, José Schulz, qui a ratifié son engagement et son soutien aux initiatives visant à éradiquer la MUITF en Bolivie.
La journée a commencé par une exposition d’histoires de vie, présentées à travers une série de peintures qui rendaient visible la réalité à laquelle sont confrontées de nombreuses filles, adolescentes et femmes dans le pays. Le président de la Commission des droits de l’homme de la Chambre des députés, William Solís Valencia, et des représentants de diverses institutions, dont l’ambassade de Suisse, le FNUAP, la FES, la GIZ, UN Women, l’UNICEF, Child Fund, EDUCO et Save the Children, entre autres, étaient également présents.
Au cours de la présentation, l’approche Nexus STS, développée par Ipas Global, a été présentée, qui articule trois problèmes structurellement interconnectés : le mariage des enfants, la grossesse des adolescentes et l’abandon scolaire(STS). Dans le contexte bolivien, cette approche a été adaptée par Ipas Bolivie conformément à la loi n° 1639, en donnant la priorité à la prévention des MUITF en tant que cause structurelle de violations multiples des droits et en promouvant une réponse intersectorielle et mesurable basée sur les droits de l’homme et les droits sexuels et reproductifs.
L’événement a mis l’accent sur le changement des normes sociales, en soulignant son rôle fondamental dans la transformation des pratiques, des croyances et des dynamiques qui perpétuent les MUITF. Ipas Bolivie a présenté un diagnostic national et territorial de ces unions, en partageant des données clés qui démontrent leur ampleur et les lacunes existantes dans différents contextes du pays. Les principaux changements introduits par la loi n° 1639 ont également été expliqués, soulignant à la fois les avancées normatives réalisées et les défis qui subsistent pour sa mise en œuvre effective.
L’événement a fourni un espace de dialogue éclairé et de coordination interinstitutionnelle, renforçant la nécessité de passer du cadre normatif à l’action concrète. Dans une perspective globale et fondée sur les droits, Ipas Bolivie a réaffirmé son engagement à accompagner la mise en œuvre de la loi n° 1639, en promouvant des réponses durables qui préviennent les mutilations génitales féminines et garantissent aux filles et aux adolescentes le plein exercice de leurs droits et la construction de projets de vie exempts de violence.







