Le jeudi 12 mars, l’organisation Conexión a présenté deux études visant à mettre en lumière les questions qui affectent les droits des enfants et des adolescents en Bolivie. L’une des études, réalisée avec le soutien technique d’Ipas Bolivie, s’intitule « Mariages et unions précoces et forcées de nourrissons (MUITF) à Desaguadero, Rurrenabaque et Cobija ».
L’étude qualitative sur les MUITF fournit des éléments sur les facteurs sociaux, culturels et institutionnels qui influencent la persistance de cette pratique. La seconde étude intitulée « Exploitation sexuelle des enfants et des adolescents dans le contexte de la migration vénézuélienne en Bolivie », élaborée avec le soutien technique de la Fondation Munasim Kullakita, fournit des éléments de réflexion sur d’autres formes de violence et d’exploitation qui touchent les populations en situation de vulnérabilité particulière.
Grecia Tardío, responsable de la formation en matière de dépatriarcalisation et de décolonisation au sein du vice-ministère de l’égalité des chances, ainsi que des représentants d’organisations de la société civile et d’institutions partenaires travaillant à la prévention des différentes formes de violence à l’encontre des filles et des adolescentes ont participé à l’événement.
Lors de sa présentation, le Dr Malena Morales, directrice nationale d’Ipas Bolivie, a souligné l’importance de produire des preuves pour comprendre l’ampleur de ce problème et pour orienter les réponses institutionnelles. « Cette recherche qualitative nous montre, avec des données et des preuves, qu’il s’agit d’un problème de justice sociale et de santé publique », a-t-elle déclaré.
Image : Malena Morales, directrice d’Ipas Bolivie, s’exprimant lors de l’événement.
Parmi ses principales recommandations, la recherche sur les MUITF propose la nécessité d’une approche globale qui inclut le démantèlement des préjugés dans le système judiciaire, la transformation des normes culturelles et de genre, et le renforcement de l’autonomie et des projets de vie des filles et des adolescentes.
L’étude remet également en question les croyances qui associent la ménarche (premières règles) à une supposée maturité sexuelle ou à une préparation à la maternité, et propose de renforcer le travail sur les masculinités, de consolider les services de protection (DNA/SLIM) et de promouvoir des environnements sûrs.
La présentation a offert un espace de réflexion et d’échange entre les organisations et les institutions engagées dans la défense des droits sexuels et reproductifs. Dans ce cadre, Ipas Bolivie a réaffirmé l’importance de renforcer les alliances stratégiques avec des organisations comme Conexión pour générer des preuves et promouvoir des actions visant à prévenir les mariages et unions d’enfants, précoces et forcés.








