Cobija déclare le mois de septembre mois de la prévention des mariages d’enfants et des unions forcées

Avr 2, 2026 | Ipas en action

Le 1er avril 2026, le conseil municipal de Cobija, capitale du département de Pando, a approuvé à l’unanimité le projet de loi déclarant le mois de septembre « Mois de la sensibilisation et de la prévention des mariages et unions précoces et forcés d’enfants (MUITF) ».

L’initiative a été promue avec le soutien d’Ipas Bolivie et dirigée par la conseillère municipale Giovanna Castedo, consolidant ainsi une avancée clé dans la protection des droits des enfants et des adolescents dans la municipalité.

Parmi les principales dispositions du règlement, qui sera promulgué dans les prochains jours par l’exécutif municipal, on peut citer les suivantes :

  • L’institutionnalisation du mois de septembre comme mois dédié à la sensibilisation et à la prévention de la MUITF à Cobija.
  • Elle se fonde sur la Constitution, les traités internationaux et la loi n° 1639 (2025), qui interdit le mariage et les unions avant l’âge de 18 ans.
  • Reconnaissance des impacts des MUITF, tels que les grossesses précoces, la violence, l’abandon scolaire et la reproduction des cycles de pauvreté.
  • La création d’un programme annuel de sensibilisation, avec des campagnes d’information, des ateliers éducatifs et des actions de promotion des droits.
  • La mise en place d’une voie municipale unique pour l’attention et les plaintes, sous la responsabilité du bureau du médiateur pour les enfants et les adolescents.
  • La création d’un conseil municipal interinstitutionnel de prévention, avec la participation d’institutions publiques et d’organisations sociales.
  • Allocation budgétaire et réglementation de la loi dans un délai de 30 jours.

Ce règlement vise à aligner les politiques municipales sur les normes nationales et internationales, en renforçant la prévention des pratiques préjudiciables et en garantissant les droits des enfants et des adolescents.

Les organisations à l’origine du projet ont souligné le consensus atteint au sein du conseil municipal, signe d’un engagement institutionnel en faveur de la protection, du bien-être et du développement intégral des enfants et des adolescents.