Le 11 mai, RedActora, un réseau journalistique de défense des droits sexuels et reproductifs, a été lancé par Ipas Bolivie avec le soutien de l’ambassade de Suède. Cette initiative vise à renforcer le journalisme afin de contribuer à la création d’environnements mieux informés, plus empathiques et plus solidaires pour les survivants de violences sexuelles, en promouvant le plein exercice de leurs droits.
La réunion s’est tenue à l’issue d’une formation intensive de deux mois combinant des outils de journalisme sensibles au genre et une approche globale des cas de violence sexuelle, avec une attention particulière à leur traitement dans les médias. La formation a été dirigée par une journaliste spécialisée dans les droits de l’homme et le genre, ainsi que par une équipe pluridisciplinaire d’Ipas Bolivie composée de professionnels des domaines de la politique publique, de la santé et de la psychologie.
Cet accompagnement a permis aux participants d’approfondir leur compréhension éthique, technique et sensible des violences sexuelles et sexistes, et de consolider les compétences nécessaires à l’exercice d’un journalisme rigoureux, critique, empathique et engagé en faveur de la justice sociale.
L’événement visait à renforcer l’articulation entre les journalistes engagés dans la pratique d’un journalisme éthique, avec une perspective de droits de l’homme et de genre. Pendant deux jours de travail collectif, le manifeste fondateur, les statuts, ainsi que l’approbation de l’identité, du règlement intérieur et des engagements éthiques du réseau ont été élaborés.
Luis Fernando Cantoral, l’un des membres du réseau, a déclaré lors de la conférence : « Nous sommes d’accord sur la nécessité de construire des récits qui ne revictimisent pas et qui rendent visibles les voix de ceux qui ont été historiquement réduits au silence. La création de RedActora nous donne la force collective d’influencer l’agenda des médias et de continuer à nous développer professionnellement ».
RedActora est née de la conviction que le journalisme est un outil puissant pour transformer les récits sur la violence sexuelle et sexiste, rendre visible l’importance des droits sexuels et génésiques, et refléter les progrès et les défis qui restent à relever.
Il est également projeté comme un espace d’apprentissage mutuel et de construction collaborative, où l’exercice d’un journalisme responsable, non stigmatisant et fondé sur des données probantes est encouragé.